Présentation de la commune



Situation géographique



Campugnan est une commune rurale de 508 habitants.
La commune se situe dans le département de la Gironde, canton de l'Estuaire.

Limitrophe de Générac, Cartelègue, Saint-Paul et Reignac, Campugnan est classée parmi les communes forestières avec ses quelques 250 hectares de forêts sur 623 que composent son territoire.  
  
Pour la petite histoire...

« L’abbé Bellemer, dans son histoire de la ville de Blaye, propose : Campo pugnex ou champs du combat pour Campugnan. Il peut sembler étonnant que l’on ait affublé d’un nom latin, le lieu d’une bataille avec les Anglais, serait-ce ceux de la guerre de Cent Ans !
Dans un autre ordre d’idée, MM. Dauzat et Rostaing, auteurs d’un Dictionnaire des noms de lieux en France, affirment avec raison que Campugnan est une altération de Campunenx. Ils croient qu’à la suite de Campu, le suffixe nenx aurait pour origine le nom d’un homme germanique. L’invasion de notre région par les Francs et les Wisigoths vers la moitié du premier millénaire, pourrait bien donner quelque valeur à cette explication. Ce même nom Campunenx avait au XIVème siècle plusieurs variantes, en « nenx », « nanx » et »gnan »
D’où vient ce nom ? A-t-il été apporté par la civilisation latine ou par les hommes venus du nord avant d’être profondément modifié au cours des siècles ? Là se place notre grand point d’exclamation.
 La toponymie des lieudits de Campugnan n’apporte aucun élément précis à son histoire. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un nom de famille comme Hervé, Les Raymondières, Thibaud, Bouscade, Pinet, d’un rapport avec des noms de choses : Les Moulins de Romefort, La Croix, La Maisonnette ; des noms d’animaux : Le Pas des ânes, Les Ecureux, Le Méchant lapin. Le nom pouvait venir aussi d’un sol calcaire ou rocheux : Cailley (le champ des chails), Les Groies, Le Peyrat (de pierre en gascon). »

 
Selon des sources historiques vérifiées, le roi Saint-Louis aurait séjourné une nuit à Campugnan. Maurice JADOUIN, dans son livre, évoque cet évènement :
« Henri III d'Angleterre débarqua à Royan en mai 1242. Saint Louis veillait et reprit la lutte. Après la bataille de Taillebourg, Henri III se sauva à Blaye. Le roi se voyant suivi de si près ne se crut pas en sûreté au château des Rudels et partit pour Bordeaux. Saint Louis se mit à sa poursuite, passa quelques jours à Cartelègue où, étant tombé gravement malade, il fut forcé de s’arrêter au lieu-dit Le Morillon, commune de Campugnan dont le nom de campus pugnex fut peut-être le lieu où Saint Louis s’arrêta après la  bataille de Taillebourg. 
Si le Morillon eut la faveur de Saint Louis, s’il devint la demeure des seigneurs de Campugnan, il le doit non seulement à l’emplacement d’un site bien choisi, mais aussi à l’ancienneté et à l’importance de ses constructions primitives, de celles-ci il ne reste plus rien. Ce nom que recouvrent deux siècles d’oubli n’évoque plus rien dans nos mémoires, pourtant cette famille noble porta haut et loin le renom de Campugnan ! Les Brun de Gadeau étaient une branche notable des Bruns du Boisset et de la Barrière, lesquels étaient alliés eux-mêmes aux Gourdons de Genouillac, qui donneront deux évêques à Tuille et trois abbés.  
Morceaux choisis de Campugnan en Blayais, étude historique de Maurice JADOUIN

Armoiries des Brun de Gadeau
Messire Joseph Brun (1636-1678), fils de Louis, seigneur de Morillon et autres places, marié à Jeanne de Ballode, eut une fille, Jeanne et un fils, François. De celui-ci naquirent Jean, Mathurin, Jacques et François. Ce dernier, héritier en titre de Morillon, eut six enfants : Mathurin, dont la fille Suzanne épousa Gabriel de Lamothe d’Eyrans, lieutenant du Roi en la citadelle de Blaye, Pierre-Joseph ;s a fille épousa Pierre Bacon de Gourdet, qui fut maire de Saint-Savin-de-Blaye après la Révolution.
C’est Pierre-Joseph, dernier propriétaire de Morillon, qui aura porté à son apogée le nom des Brun de Gadeau puisque, en 1789, d’après Louis Feret, il était encore député, représentant de la noblesse à l’Assemblée nationale au titre de seigneur de Campugnan. »


  L’Eglise 


« De quand date notre église de Campugnan ? Pour répondre à cela, nous n’avons seulement à notre disposition que peu d’éléments, qui attestent que depuis 1324 et années suivantes, Sancta Maria de CAMPUNENX existait déjà et possédait son propre chapelain. L’usure extrême des marches de son escalier en colimaçon constitue un brevet de haute ancienneté.
Il existe une porte murée donnant sur l’ancien cimetière, dont le linteau en forme d’écu renversé est représentatif de la fin du XIVème siècle, une porte ayant les mêmes caractères se trouve à l’église de Cartelègue."

Morceaux choisis de Campugnan en Blayais, étude historique de Maurice JADOUIN



Les premiers textes relatant l’existence de Sancta Maria de Campunenx remontent à 1324. Plus tard l’église prend le vocable de Saint Pierre.
En 1886 Monsieur NADAUD architecte fait rehausser l’église en conservant ses dimensions initiales. De l’ancien édifice sont conservés la première voussure romane de la façade reposant sur deux colonnes à chapiteaux, deux travées d’ogives du XVe siècle, sauf les clefs de voûtes qui sont refaites ensuite, le clocher gothique, le mur sud et ses contreforts, le chevet plat percé d’une fenêtre gothique.
L’intérieur abrite des statues de style sulpicien et un maître-autel en marbre plaqué du XIXe siècle.
 D'après "Le patrimoine des communes de la Gironde" - Flohic éditions

 

Aucun commentaire: